Il n'est pas évident de parler de la santé...peu de tests ayant été réalisé...

Aussi, les conséquences de la pollution ou plutôt des pollutions sur notre santé étant vastes, nous nous concentrerons sur ce qui nous touche le plus : les enfants !

- Du poison dans les couches ?

En effet,

 Greenpeace trouve le poison hormonal TBT (trybutil étain) dans les couches jetables.

- Le composé organoétain TBT est classé comme "nocif au contact cutané, toxique à l'ingestion, irritant pour les yeux et la peau" et présente un "danger d'atteinte sérieuse à la santé par exposition prolongée par inhalation ou ingestion".

(dossier de presse du 15. mai 2000, info de presse du 15.05.2000 de Greenpeace Allemagne
article du Weltspiegel de samedi 13.5.2000, et article de Further Nachrichten du13.05.2000 = presse allemande)

Greenpeace trouve le poison hormonal TBT (trybutil étain) dans les couches jetables.
United Posons of Benetton and Pampers !

Berlin, le 12.05.2000
Greenpeace a détecté le poison hormonal TBT (trybutil étain) dans plusieurs marques de couches jetables vendues en Allemagne. Les résultats de recherches réalisés pour le compte de Greenpeace prouvent que les couches de la marque "Pampers Baby Dry" de Procter & Gamble, "Fixies Ultra Dry" de la SA Paul Hartmann et "United Colors of Benetton Junior unisex" de LedysanSpa sont infectées de TBT et autres composés organo-étain.

Afin de protester, des membres actifs de Greenpeace remettaient ce matin 500 couches au ministère de l'économie en Allemagne. Sur un grand panneau ils revendiquent : "Attention, poison TBT dans les Pampers". Malgré la connaissance de la toxicité de TBT, il n'y a toujours pas de décret national contre l'utilisation en Allemagne des composés organo-étain hautement toxiques.

La teneur en TBT va de 4,2 microgrammes/kg TBT dans les couches Benetton, à 4,7 microgrammes/kg TBT dans les Fixies et, allant jusqu'à de 8,6 microgrammes/kg TBT dans les Pampers. D'autres composés organo-étain tels que le DBT (dibutyl étain) et monobutyl étain (MBT) ont été trouvés dans les couches. Les substances chimiques ont été trouvées dans une partie de la couche qui est en contact direct avec la peau du bébé.

TBT est une des substances les plus toxiques que l'homme n'ait jamais fabriqués. Il passe dans le corps par la peau et empoissonne l'homme et l'environnement", dit l'expert des substances chimiques de Greenpeace, Monsieur Thilo Maack. "Il est absolument inadmissible d'utiliser cette substance hautement toxique dans la fabrication de couches pour bébé. Le gouvernement doit absolument interdire l'utilisation de ce poison dans tous les domaines."

Le poison pour l'environnement agit pratiquement comme une hormone. Une quantité infime peut endommager le système immunitaire de l'homme et influencer son système hormonal. Au mois de janvier de cette année, Greenpeace a trouvé du TBT dans du poisson dédié à la consommation. Malgré la fin de l'alerte donné par les fabricants de textiles au mois de mars, la substance toxique TBT se trouvait toujours dans les vêtements de football. On a également trouvé du TBT dans les revêtements de sol en PVC.

La société Witco à Bergkamen en Allemagne produit 80% de la quantité de TBT utilisé dans le monde entier. Des quantités microscopiques de TBT tuent les algues et les moules et a, pour cette raison, été interdite pour les peintures des bateaux. Depuis des années, Greenpeace fait appel à l'industrie afin de faire arrêter la fabrication et l'utilisation du TBT. Dans tous les domaines d'utilisation, il existent des alternatives pour remplacer les composés organo-étain.

Actuellement, Greenpeace fait tester d'autres marques de couches jetables vendues en Allemagne. Les résultats seront disponibles dans les semaines à venir.


PS :
Jusqu'à un éclaircissement total de ce phénomène, Greenpeace recommande aux parents d'utiliser des couches lavables en tissu que l'on trouve dans les boutiques bio.

Laboratoire de recherche : GALAB, Geesthacht

Méthode : extraction avec EtOH/Na-Diethyldithiocarbamat, réalisation de dérivés avec NaBEt4, extraction avec hexane, séparation et quantification avec GC-AED


Les fabricants nient l'existence de TBT dans les couches : selon l'expert de Greenpeace M. Thilo Maack : "La réaction de Procter & Gambel (Pampers) donne la dernière pointe à ce scandale. Au lieu de faire tout leur possible afin de trouver la source de ce danger, la société minimise le problème."

- Des jouets toxiques ?

Le plastique de PVC (polyvinyle chloré) est un des matériaux les plus présents dans notre environnement. Deuxième sur le marché mondial des plastiques, il est utilisé dans nombre de biens de consommation, tels les emballages alimentaires, les jouets, le mobilier, etc. On le retrouve même dans la structure de nos édifices. Inoffensif en apparence, le PVC est pourtant associé à plusieurs formes de pollution des plus graves. Ce véritable cocktail chimique menace sérieusement notre santé et l'environmennement. Heureusement, son remplacement est facile et peu coûteux.

Certains jouets en PVC contiennent du plomb. On a longtemps fabriqué les jouets en PVC souple avec un plastifiant toxique nommé DEHP, membre d'une famille de produits chimiques appelés phtalates. Puis, l'industrie l'a remplacé par d'autres phtalates. Leurs effets étant moins connus, ces substituts sont moins réglementés. Aujourd'hui, un anneau de dentition en PVC souple renfermera probablement le phtalate DINP. Il existe peu d'information sur sa toxicité, bien qu'on lui connaisse plusieurs effets nocifs chez les mammifères. Une chose est certaine : un enfant qui suce ou mâche un jouet en PVC souple peut ingérer des substances potentiellement toxiques

Les jouets en plastiques souples – anneaux de dentition, sucette, jouets de bain – peuvent contenir entre 10 et 40 % d’additifs toxiques, connus sous le nom de phtalates. La toxicité pour le rein et le foie de ces phtalates a été prouvée en laboratoire. Une étude réalisée à la demande de la Commission européenne a confirmé les premiers travaux mis en lumière par Greenpeace. Depuis quelques mois de nombreux pays en Europe et en Amérique du Nord se sont engagés pour prononcer des interdictions ou pour encourager les mesures volontaires des industriels.

"Avec de tels produits on fait courir des risques totalement inutiles aux enfants en bas âge, à une période particulièrement sensible de leur développement", a déclaré Martina Holbach de Greenpeace Luxembourg. "De nombreux fabriquants de jouets ont décidé d’abandonner le PVC, malheureusement d’autres traînent encore les pieds.

En France, les jouets en PVC sont interdit pour les moins de 3 ans...

A croire que les législateurs n'ont pas d'enfants...comme si, hop, les bougies soufflées...on mets plus rien à la bouche...hum hum...